Zone interdite 8 juillet 2009 : Les familles nombreuses et les vacances
Lundi 6 juillet 2009
Tags: Claire Barsacq, Zone Interdite
Zone interdite les inédits de l’été le 8 juillet 2009 sur M6, le thème : “Familles nombreuses : des vacances pas comme les autres”. Zone interdite est présenté par Claire Barsacq.

Pour petits et grands, les vacances d’été, c’est le moment de souffler et de s’amuser après une année souvent agitée… Mais dans les familles nombreuses, le repos, c’est souvent mission impossible ! Il
faut s’organiser longtemps à l’avance, distribuer les corvées quotidiennes et gérer les imprévus. Comment partir en vacances à 15 avec un mini-budget ?
Comment accueillir sous son toit 6 enfants et 16 petits-enfants ? Dans une famille recomposée, comment installer la complicité entre les uns et les autres ? Nous avons partagé le quotidien de plusieurs tribus qui ont relevé le défi. Au programme, émotions, joies et galères partagées.
- Pour Patrice et Karine, impossible de partir cette année avec leurs 13 enfants : ils n’ont que 500 euros en poche pour 3 semaines de congés. Ils vont rester dans leur pavillon de la banlieue bordelaise. Pas question pour autant de baisser les bras ! Les parents ont décidé de programmer quelques sorties collectives avec les moyens du bord. Mais le sort s’acharne contre eux : la météo fait des siennes et le minibus familial tombe en panne…
- Claude et Bernadette Aguttes sont des grands-parents modèles. Chaque année, ils accueillent leur très nombreuse famille dans leur magnifique domaine d’Auvergne. Avec 30 personnes, le seul problème, c’est de caser tout le monde ! Au quotidien, Bonne Maman gère l’intendance et Bon Papa organise les loisirs des
16 petits : cours d’histoire grandeur nature au château, corvée de bois et pique-nique rituel… À plus de 60 ans, vont-ils tenir le choc ?
- Hervé a deux enfants et sa compagne Corinne en a trois. Pour cette famille recomposée, les premières vacances ensemble au camping des Sables d’Olonne sont un grand test : si les enfants s’entendent bien pendant l’été, ils emménageront tous ensemble à la rentrée dans une nouvelle maison. Alors, entre crise d’adolescence, coups de gueules et réconciliations, la pression monte…
Reportage Sylviane Schmidt, Patrick Spica Production.
Crédit photo : Stéphane RUET/M6






juillet 9th, 2009 à 20:55
D’abord, il y a la mère bordelaise qui n’a qu’un budget de 500 euros pour faire plaisir à ses 13 enfants qui sortent tous de sa matrice, déjà ça c’est un exploit. Ensuite, la famille moyenne ouvrière recomposée de 7 enfants dont les liens ont du mal à se consolider malgré leur confortable budget pour les vacances. Finalement, il y a cette énorme famille pur terroir auvergnat, où tous les enfants débarquent avec leur nombreuse progéniture, dans le manoir familial.
J’ai ressenti un certain mépris dans ce reportage pour la famille qui a choisi de faire 13 enfants et pour la famille de français moyens « reconstituée ». Ils ont un budget qui leur permet de goûter aux attractions chéries des « français moyens » : bungalow dans un camping, kartings et accrobranche. Des activités qui reviennent assez cher ; malgré l’aisance financière, les liens familiaux restent fragiles.
Rien ne vaut la maligne et vertueuse famille du terroir qui fait sa prière tous les soirs : aucune activité payante et pourtant les gosses sont heureux de vivre entre fratries réunies. Les G.O. pour ne pas dire les chefs, sont les grands-parents évidemment : pas de remise en cause de leur paisible autorité. « Bon papa » organise quelques activités ludiques, en récompense d’activités laborieuses, avec ses belles marionnettes du théâtre de Guignol, dénichées chez un antiquaire. (On aimerait avoir eu cette aubaine !) et un barbecue sous un arbre ancestral de la propriété ; d’ailleurs chaque génération de grands-parents a dû organiser un pique-nique sous cet arbre, et à moins que la foudre ne l’abatte, cette tradition devrait perdurer. Le bonheur est caché là, dans la reproduction de ces plaisirs simples.
Les rusés Auvergnats, n’ont pas une piscine gonflable comme chez les déshérités mais une magnifique piscine enfouie. Les déshérités ont un trampoline, des balancelles et pleins de jouets de la société de consommation. Ils n’ont pas compris que tout cela, en plus de grever leur pauvre budget, ne favorisait pas le développement intellectuel de leur troupeau. Comble de stupidité, en plus de la télé, les gosses ont des jeux vidéos et des consonnes individuelles.
Quand les pauvres comprendront-ils que toutes ces panoplies les abrutissent en plus de les appauvrir tant intellectuellement que financièrement ? Alors que la famille traditionnelle s’initie au théâtre de Guignol, les pauvres se gavent des histoires « caca-prout » du petit Toto trouvées sur la toile. Il faudrait expliquer à Madame qu’il ne suffit pas de coiffer tous ses mioches avec la coupe au bol, et de les habiller tous avec le même maillot pour en faire des « de »…. D’ailleurs, les « de » ont abandonné la coupe au bol et l’uniforme qui les rendaient ridicules ! Mais où est la place de la religion dans la pauvre famille nombreuse bordelaise ? Pas de quoi s’étonner après cela que Dieu ne les favorise pas : leur presque unique sortie du mois s’est vu entachée d’une panne de voiture, d’un pv de 90 euros et du mauvais temps !
Absurdité et manque de logique dans les choix de ces pauvres qui pourraient organiser un pique-nique pour trois francs six sous comme la famille auvergnate, et qui vont se goinfrer de « mal-bouffe Mac Do » en se déboutonnant tout de même de 70 euros quand leur budget vacances est de 500 euros !
Les pauvres sont pauvres et pourtant dépensent plus que les riches qui gardent leur argent pour s’offrir un magnifique château classé dans la région, qu’ils feront restaurer à moindre frais par un financement public du patrimoine historique français(ndl).
La gentille famille reconstituée s’en sort plutôt bien financièrement. Ils auront une belle maison mais ils ne seront qu’une famille reconstituée, précaire. Ils n’ont pas une grande logique non plus : ils vont pêcher alors qu’ils n’aiment pas manger le poisson. Encore une fois, M6 prouve que même nantie, une famille reconstituée manque de cohésion tant dans sa logique que dans ses liens !
Rien ne vaut donc une vraie famille, non divorcée, catholique pratiquante. On a beau essayer de les imiter ces anciens nobles, les Français moyens n’en restent pas moins de pâles imitations. S’ils font des grandes tribus, ils n’ont pas l’argent. S’ils ont l’argent, ils leur manque le sens de la famille.
Le prix du bonheur passerait-il par ces nouvelles donnes que la TV essaie de nous faire adopter à force de reportages chaque année, sur ces riches qui vivent comme des pauvres, à l’écart finalement de la société de consommation ? Mais si tout le monde devenait intelligent, qui se dévouerait pour les basses tâches de la société ? Si tout le monde renonçait aux plaisirs de la société de consommation, qui absorberait tous les produits chinois dont on nous inonde ?
M6 pense-t-elle vraiment à l’avenir et au bonheur de notre société avec ce genre de reportages ? En attendant ça fait de l’audience, en plus de démontrer que la basse plèbe a l’avenir qu’elle mérite, et que les vrais riches peuvent prospérer en paix ! Sylvie
Le 9/7/09